Version françaiseEnglish version

Comprendre la situation

Faites un don !

En donnant à SAUTI, vous nous offrez les moyens d’agir, jour après jour, auprès des femmes victimes de viol en République Démocratique du Congo. Cliquez-ici pour nous soutenir.

Comprendre la crise

© International Rescue Committee
Depuis 1996, le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre Mondiale, se déroule en République Démocratique du Congo (RDC). En 1996, le conflit qui avait commencé était directement lié au génocide rwandais de 1994, puisque des dizaines de milliers de civils avaient fui le Rwanda pour se réfugier au Zaïre (aujourd’hui RDC). Puisque que des miliciens qui avaient participé au génocide rwandais se trouvaient parmi eux, l’armée rwandaise soutint une rébellion zaïroise, officiellement au prétexte de pourchasser les responsables du génocide. Le seul problème est que le Rwanda ne quitta plus sa mainmise sur cette région riche en minerais. En 1998, tandis que la “seconde guerre” commençait, les forces armées d’au moins sept armées régionales ainsi que de nombreuses milices, se trouvaient présentes. Jusqu’à ce jour, le conflit continue.

Selon un rapport de l’International Rescue Committee (IRC), plus de 5,4 millions de personnes sont mortes des effets dévastateurs de cette guerre et de ses conséquences. Les femmes et les enfants sont les premières victimes de cette guerre.

En effet, 45 à 65% des victimes sont des enfants. La mortalité infantile dans l’est de la RDC a augmenté de 90% depuis 1996, et 60% des enfants meurent avant d’atteindre l’âge de 5 ans.
Quant aux femmes et aux fillettes, elles sont les victimes d’une épidémie de violences sexuelles, puisque les milices et les groupes militaires présents utilisent le viol comme stratégie pour détruire des communautés et exercer leur contrôle sur un lieu et ses ressources naturelles. Malgré l’augmentation croissante du niveau de violence et de ses conséquences, la communauté internationale n’a pas répondu et ne répond toujours pas à cette crise de façon adéquate.
Pendant ce temps, les Congolais ne peuvent que se demander ce qu’il est advenu des “Plus jamais ça”.

Malgré un cessez-le-feu signé en 1999, un accord de paix signé en 2003, une transition politique tumultueuse appuyée par la force de paix la plus importante du monde déployée par l’ONU, et malgré les premières élections multi-parties tenues en 2006, le conflit en cours au Congo n’arrive toujours pas à sa fin. En effet, 45.000 personnes meurent chaque mois, principalement de faim et de maladies liées au conflit en cours, et plus d’1 million de personnes ont été déplacées.

Le terrorisme sexuel contre les femmes

Il est terrible d’être une fille ou une femme dans l’Est du Congo d’aujourd’hui. ELles sont les proies “favorites” des milices, qui les violent en masse, les torturent, et les utilisent comme esclaves sexuelles. Ces actes se déroulent souvent en public, dans les rues, les écoles ou sous les yeux de toute la famille. Il n’est pas rare qu’un couteau, des morceaux de bois, de verre ou des clous rouillés soient introduits dans leurs vagins. Parfois, ce sont des fusils qui sont introduits tandis qu’elles reçoivent un coup de feu dans les parties génitales.
Avant la guerre, les femmes étaient le centre de la maisonnée. Ces attaques ciblées sont donc stratégiques. Ceux qui attaquent les femmes et les filles, savent que c’est le tissu social du Congo qui est détruit. Malgré le niveau de violence, le plus élevé dans ce monde, il n’ya toujours pas de réponse appropriée pour protéger les femmes et les filles.